Soulagement pour les enfants de Morigny-Champigny qui retrouvent une auxiliaire de vie


15 septembre 2019

Ce début septembre est synonyme de soulagement pour trois familles d'enfants porteurs de handicap scolarisés à l'école maternelle de Morigny-Champigny.

Liaam et Marylou ont besoin d'une auxiliaire de vie scolaire pour continuer d'aller à la cantine
Liaam et Marylou ont besoin d’une auxiliaire de vie scolaire pour continuer d’aller à la cantine (©DR)

La nouvelle a fini par tomber en début de semaine. Marylou, Liaam et Louane vont enfin pouvoir bénéficier d’une AVS, comprenez une auxiliaire de vie scolaire. Cette aide leur permettra enfin de poursuivre une scolarité « normale » dans la petite école maternelle de Morigny-Champigny, dans le sud de l’Essonne.

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Fin du calvaire

Mais que le chemin fut long pour en arriver là. Les trois enfants, tous porteurs de handicap, ont été avertis au mois de juin dernier, à la fin de l’année scolaire que leurs aides de vie scolaire allaient être supprimées. Car depuis mai 2018, c’était la commune de Morigny-Champigny qui détachait du personnel communal pour s’occuper de ces enfants. 

Cependant, la municipalité a fait savoir qu’elle ne pourrait mettre à disposition ces employés à la rentrée 2019. Le motif ? Cette dernière ne souhaitait plus assumer cette mission n’étant pas de son ressort. « Nous demandons uniquement que la loi soit appliquée », expliquait alors Corinne Tiquet, maire-adjointe en charge des affaires scolaires, en s’appuyant sur l’arrêté de la cour d’appel administrative de Nantes, en date du 25 juin 2018. Ce texte stipule en effet que « l’accompagnement des élèves en situation de handicap pendant les activités périscolaires incombe à l’Education nationale ».

Multitude de rendez-vous

Malgré différents rendez-vous durant l’été et même au moment de la rentrée, aucune solution n’avait été trouvée pour aider ces enfants. « J’ai eu des rendez-vous avec l’inspection académique, mais encore une fois, cela ne donnait rien », souffle Stéphanie Paul-Le Garff, la maman de la petite Marylou. Mais ce lundi, une bonne nouvelle est venue de la part du rectorat, marquant la fin de ce marathon interminable pour ces familles. 

« J’ai eu un ultime rendez-vous avec l’inspection académique et le rectorat et ils m’ont dit qu’ils allaient dépêcher du personnel pour s’occuper de nos enfants », relance la mère, soulagée de cette décision. 

Ainsi, depuis lundi, Marylou et Liaam bénéficie d’AVS pour les aider. Le cas de la petite Louane, quant à elle, devrait être réglé dans les prochains jours. 

C’est donc l’heure du soulagement pour les trois familles. L’Education nationale, qui a choisi d’attaquer le fameux arrêté de Nantes, a notifié qu’elle encadrerait les enfants « jusqu’à ce qu’un nouvel arrêté soit pris ». « Le temps que la procédure administrative aboutisse, nos enfants ne devraient plus avoir besoin de ces aides de vie », conclut sur un ton optimiste la maman de Marylou.

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