Le maire de Wissous porte plainte pour menaces de mort


28 septembre 2019

Le 22 septembre, Richard Trinquier, le maire de Wissous, a déposé plainte auprès du commissariat de Massy. En voulant déloger des caravanes, l'édile aurait reçu des menaces de mort

Le maire de Wissous, Richard Trinquier, a déposé plainte pour menaces de mort
Le maire de Wissous, Richard Trinquier, a déposé plainte pour menaces de mort (©Maps)

« On va venir avec 300 cousins et on va vous tirer dessus ! ». Voici l’une des menaces dont aurait été victime le maire de Wissous, Richard Trinquier, le 22 septembre dernier, alors qu’il demandait le départ d’une vingtaine de caravanes établies sur un parking de la ville.

« Je suis passé à la vitesse supérieure »

Ce jour-là, le maire se rend sur le parking de la crèche publique, accompagnés de policiers municipaux et de la police nationale. « En tout, il y avait une vingtaine de véhicules. Je leur ai fait mention des textes de loi. Voyant que les gens du voyage ne voulaient pas repartir, je suis passé à la vitesse supérieure », affirme-t-il.

Cette fois-ci, l’homme n’a pas ressorti son katana, comme il y a deux ans sur le même terrain. Un port d’arme et des menaces qui lui avait valu une condamnation à six mois avec sursis et 1 500 euros. « J’ai fait appel », relance-t-il.

Non, cette fois, le maire a fait appel aux dépanneuses pour extraire les véhicules tracteurs des caravanes. « J’ai également fait venir un manitou pour déplacer des charges lourdes et des engins pour bloquer les accès ». 

« Un contrat sur ma tête »

En voyant cet armada arrivée sur place, c’est à cet instant que le ton serait monté. « Les agents et moi, nous nous sommes faits menacer à multiples reprises. On m’a dit qu’on avait mis un contrat sur ma tête », explique Richard Trinquier. 

Quelques instants après l’arrivée des engins de chantier, les gens du voyage ont quitté les lieux et repris la route, tandis que le maire allait déposer plainte pour menaces de mort au commissariat de Massy. « Je fais juste respecter la loi. Ce parking avait déjà fait l’objet de plusieurs occupations illégales. Cela ne peux plus durer ».

Affirmant avoir « déjà été menacé » et que des « tentatives d’intrusion » à son domicile avait été observées dans le passé, l’homme confirme qu’il ne baissera pas les bras.

« Chaque fois que cela se reproduira, j’agirai de la sorte, scande-t-il. Je souhaite juste que cela ne se reproduise plus et que ceux qui ont proféré ces menaces soient condamnés. Aujourd’hui, ce n’est plus possible d’exercer un tel mandat dans des conditions similaires », conclut-il.

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