Le Auchan d’Athis-Mons en quête d’un repreneur

05 mai 2019

Le groupe Auchan vient d'annoncer ce mardi 30 avril la vente d'une partie de ses établissements. Parmi eux, figure notamment le supermarché d'Athis-Mons.

21 sites du groupe Auchan vont être cédés.
21 sites du groupe Auchan vont être cédés. (©Illustration / Flickr)

Plus d’un an après un plan similaire au sein du groupe Carrefour, c’est désormais au tour du groupe Auchan de connaître le même sort. En effet, ce mardi 30 avril, le géant de la grande distribution vient d’annoncer qu’il allait céder plusieurs de ses sites dans toute la France. En cause, « des mutations du commerce sans précédent et à une situation économique très difficile », explique le groupe par le biais d’un communiqué. 

Athis-Mons en fait partie

Début mars, la maison mère du groupe français, Auchan Holding, avait annoncé avoir perdu 1,145 milliard d’euros en 2018. Rien qu’en France, le distributeur a accusé des revenus en baisse de 1,3% et un excédent brut d’exploitation (Ebitda) en chute de 44,1%.

Lire aussi : Dans la tourmente, Auchan est contraint de vendre 21 sites dans toute la France

Afin d’effectuer un « retour à la rentabilité », le groupe a décidé de se séparer de 21 sites. Un centre de préparation, un hypermarché, deux halles, quatre chronodrive et enfin treize supermarchés figurent sur cette fameuse listes. Caen, Mulhouse, Tours ou encore Agen sont concernées par ces cessions, au même titre qu’Athis-Mons.

Déjà de potentiels repreneurs ?

L’enseigne, implantée dans le quartier du Noyer Renard doit se chercher un nouveau repreneur. Interrogée à ce sujet, la maire de la commune, Christine Rodier, se veut rassurante. « Il n’est pas question d’une fermeture, mais bien d’une cession, résume-t-elle. Nous avons déjà de potentiels repreneurs qui sont intéressés par les lieux », complète celle qui aura rendez-vous avec le groupe Auchan dans les prochains jours. 

« Il est important pour ce quartier prioritaire de conserver un commerce de cette envergure », ajoute Christine Rodier.

La survie du commerce local

Du côté des syndicats, c’est la soupe à la grimace. Car au niveau national, 723 salariés sont directement touchés par ce plan de sauvegarde de l’emploi. « Nous sommes choqués de voir que l’un des plus grands groupes de France cherche à vendre une partie de ses établissements alors qu’ils ont tout fait pour détruire le commerce de proximité. Ils ont fait du cannibalisme commercial », lance Christophe Le Comte, secrétaire général FO 91

Avant de renchérir : « Ces derniers temps, en Essonne, nous faisons face aux fermetures de nombreux magasins dans les galeries marchandes de grands magasins, comme à Saint-Michel, la Ville-du-Bois ou encore à Evry 2. J’espère que les commerces attenants au Auchan d’Athis-Mons, situés en bas d’immeuble, survivront par la suite ». 

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