Essonne. Immersion dans un exercice grandeur nature centré sur un attentat terroriste


20 avril 2019

Le 16 avril dernier, un exercice grandeur nature a été mené à proximité de la gare de Brétigny-sur-Orge. 470 personnes étaient mobilisées. Immersion.

Les policiers attendent de donner l'assaut
Les policiers attendent de donner l’assaut (©Actu Essonne)

19 heures ce mardi 16 avril, le conducteur d’un RER C en provenance de Saint-Martin d’Etampes et à destination de Saint-Quentin-en-Yvelines arrête brutalement son train en pleine voie à proximité de la gare de Brétigny. Avant d’immobiliser les rames, le machiniste passe un coup de fil inquiétant à la police, afin d’indiquer que des coups de feu avaient été tirés à bord et qu’il y avait de lourds soupçons d’attentat terroriste. Le décor est ainsi planté !

Un test grandeur nature

Ce coup de fil, et tout ce qui s’en suit d’ailleurs, est purement fictif. En réalité, ces faits ne sont que le scénario d’un exercice simulant un attentat dans un train organisé par la préfecture de l’Essonne. Ainsi, près de 400 personnels, dont des policiers, gendarmes, pompiers ou encore des militaires de la force sentinelle étaient impliqués dans cet exercice géant.

« L’organisation d’exercice de ce genre est indispensable pour renforcer l’efficacité des dispositifs opérationnels et faire face aux événements susceptibles de mettre en danger la sécurité de nos concitoyens », affirme-t-on du côté de la préfecture, qui explique « organiser quelques fois par an des exercices « tuerie de masse » similaires ».

« Intervention ! »

Tout ce petit monde s’est donc mis en situation pour tenter de déjouer les pièges de ce scénario rempli d’embûches. Car à bord des quatre rames du train, 70 passagers, tous des figurants issus en partie des écoles d’infirmières, étaient à sauver.

20h17, soit plus d’une heure après le début officiel de l’exercice, des premiers coups de feu sont entendus au loin dans le train, quelques instants après l’entrée des premiers policiers à bord. Dans le même temps, les passagers sortent en courant et en criant. Interceptés par les forces de l’ordre, ceux-ci sont immédiatement fouillés et mis en sécurité. 

Des victimes, grimées pour l’occasion, sortaient avec les vêtements tâchés de sang. Ils étaient ensuite pris en charge par les pompiers qui avaient mis en place un hôpital de fortune dans d’anciens hangars de la SNCF. 

Un autre exercice d’ici la fin d’année

20h35, un message retentit au talkie walkie : « Un homme cagoulé détient une femme en otage ! Intervention ! »

La soirée se poursuit, et à 21h15, l’opération conduite par les forces de l’ordre prend fin. « Quatre victimes sont à déplorer, ainsi que deux terroristes ». Vient ainsi le temps des urgentistes qui prennent le relais et entrent pleinement en action. Lampes frontales vissées sur le crane, ceux-ci s’occupent des blessés dans les conditions quasi-réelles jusqu’à près de minuit, heure à laquelle l’exercice a pris fin.

Un autre exercice devrait être organiser quelque part en Essonne dans les prochains mois.

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