Disparition de François Melin, le père du Requin de Villabé


06 août 2019

Âgé de 77 ans, le sculpteur François Melin, originaire de Villabé est décédé en ce début août. Il laisse derrières lui quelques œuvres monumentales comme celle du Requin.

François Melin avait 77 ans
François Melin avait 77 ans (©DR)

« C’est une perte terrible. On le connaissait pour sa gentillesse, son talent, sa fougue et son originalité ». Par ces mots, Karl Dirat, le maire de Villabé, témoigne l’émotion qui l’anime quelques heures après le décès de François Melin.

Disparu en ce début août des suites d’une maladie, l’homme âgé de 77 ans s’était rendu célèbre dans sa pratique de la sculpture. « Durant les années 1970 et 1980, il a exposé ses œuvres un peu partout dans le monde », reprend Karl Dirat, qui l’a connu à la fin des années 1990. 

Le Requin trône toujours sur son rond-point

Aujourd’hui, la commune dans laquelle il a vécu conserve quelques-unes de ses œuvres grandeur nature, mettant en scène des animaux. « Il avait ce don de reproduire les animaux en s’inspirant de ce qu’il voyait dans les livres, poursuit le maire. Une girafe et un rhinocéros sont toujours exposés au sein d’un parc communal ». 

Mais la plus célèbre de toutes, reste sans doute celle installée au milieu d’un rond-point qui surplombe le Cirque de l’Essonne. Il s’agit d’un requin en plaques de laiton dorées, mesurant une dizaine de mètres de long et pesant près d’une tonne. « La municipalité l’a acquise au début des années 2000 et l’a placé par ses soins au centre de ce rond-point », se rappelle Karl Dirat. 

Le fameux Requin de Melin
Le fameux Requin de Melin (©Maps)

Les funérailles du défunt sculpteur auront lieu le 12 août. L’office religieux se déroulera à 10h30 en l’église Saint-Marcel de Villabé, tandis que l’inhumation aura lieu au cimetière à 11h30.

Cette disparition intervient quelques mois seulement après le tragique décès d’un autre sculpteur établi sur la commune, Daniel Bocian, victime d’un homicide en janvier dernier.

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article