Et si l’Essonne accueillait une annexe du centre Pompidou ?

14 mai 2018

Le Centre national d’art et de culture recherche un site pour accueillir une partie de ses œuvres. En Essonne, deux collectivités ont déposé leur candidature : Massy et Cœur d’Essonne agglomération.

L’Essonne, terre d’accueil des œuvres du centre national d’art et de culture Georges-Pompidou ? La mairie de Massy et l’intercommunalité Cœur d’Essonne agglomération (qui propose d’implanter le site au Plessis-Pâté) en rêvent. Elles viennent, chacune de leur côté, de déposer leur candidature pour accueillir le futur pôle culturel de présentation et de conservation de la collection du site parisien.

 

LIRE AUSSI >40 ans du Centre Pompidou : 10 choses que vous ne savez pas sur Beaubourg

Leur but : proposer un bâtiment de 30 000 m² qui devrait être opérationnel d’ici 2025. « Nos lieux de stockage arrivent en fin de bail mais surtout nous manquons de place, détaille Benoît Parayre, directeur de la communication et des partenariats du centre Georges-Pompidou. Nous voulions anticiper tout en nous modernisant. L’idée est de conserver nos œuvres, qui ne sont pas exposées, dans de meilleures conditions, et d’y installer des ateliers de rénovation. »

Mais l’enjeu est plus important. Le centre Pompidou souhaite ouvrir ses réserves au public. « Nous ne voulons pas que cela reste un coffre-fort. En lien avec les acteurs locaux, nous voulons faire bénéficier les habitants de cette opportunité, se réjouit Benoît Parayre. Ce ne sera pas la même chose que ce qui est proposé à Beaubourg, il s’agira d’une véritable expérience culturelle. »

 

Dix candidatures déposées pour le moment

Un projet qui colle parfaitement avec la dynamique d’innovations lancée par Cœur d’Essonne agglomération sur l’ex-base aérienne 217, au Plessis-Pâté. « Si notre plus gros inconvénient reste les transports en commun, nous avons de nombreux atouts, assure Patricia Philippe, la directrice des projets événementiels et du développement culturel de l’agglomération. Ce n’est pas 3 ha mais 5 ha que nous leur proposons, à proximité du studio de cinéma en plein air, pour construire leur bâtiment. Il y aura donc de la place pour travailler, pour circuler en toute sécurité, la base étant aujourd’hui encore sous surveillance. »

Massy, qui propose quatre terrains, fourbit d’autres armes, à commencer celle de « l’exceptionnelle » accessibilité : autoroutes A10 et A6, N 20 ne sont pas loin. « Et par le RER B, nous sommes directement reliés à Châtelet et donc au Centre Pompidou, en moins d’une heure », insiste Nicolas Samsoen, maire (UDI) de Massy. L’élu mise aussi sur une vision « pluridisciplinaire » de la culture partagée par sa ville et le centre Pompidou.

« Nous abritons le seul opéra de banlieue en France, énumère Nicolas Samsoen, qui a reçu des lettres de recommandation de l’agglomération Paris-Saclay, du département et aussi de la région. Nous avons aussi Paul B., une scène de musiques actuelles qui organise depuis 20 ans le festival Primeurs de Massy, des médiathèques, des cinémas… Nous voulons accueillir le projet du centre Pompidou, car ce serait une formidable opportunité pour Massy. Et nous sommes dans une dynamique culturelle parfaitement apte à se greffer à celle du centre Pompidou. »

Reste à convaincre. Une première sélection parmi les sites franciliens concurrents devrait être annoncée pour cet été. « Nous avons reçu une dizaine de candidatures, conclut Benoît Parayre. Il y aura donc un véritable challenge. »

Commentaires(0)

Connectez-vous pour commenter cet article