Essonne : le patron du département « fier » de son bilan de mi-mandat

15 mai 2018

François Durovray (LR) et sa majorité faisaient ce lundi le point après trois années de présidence.

En mars 2015, le département basculait à droite après avoir été présidé pendant 17 ans par la gauche. Arrivée à mi-mandat, la majorité a souhaité présenter son bilan, une première. « Avant, le conseil départemental était renouvelable par moitié tous les trois ans, rappelle François Durovray (LR), le patron du département. Nous sommes la première majorité à avoir un mandat de six ans. » L’élu se dit « fier de ce qui a été fait ».

La dette en baisse. En 2015, la dette cumulée du département et du Service départemental d’incendie et de secours (financé à 99 % par le département) se montait à près d’un milliard d’euros. Elle est aujourd’hui descendue à 945 M€. Mais, rappelle David Ros (PS), porte-parole du groupe Rassemblement de la gauche et des écologistes à l’assemblée départementale, « ces efforts ont été faits sur le dos des Essonniens par une hausse d’impôt et une baisse de la qualité du service au quotidien. » En 2016, la part départementale de l’impôt sur le foncier bâti a augmenté de 29 %.

Un budget voirie en hausse. Dans son bilan, la majorité évoque la construction à venir de quatre nouvelles maisons de retraite, le déploiement du très haut débit pour tous d’ici 2020, ainsi que la rénovation d’un tiers des voiries départementales d’ici la fin de l’année. « Le budget dédié aux couches de roulement est passé de 7 à 12 ou 13 M€ par an, et nous avons rétabli le fauchage des accotements », précise Michel Bournat, premier vice-président. « Sur tout ce qui concerne les grands projets structurants, la majorité est dans la continuité de ce qui a été fait et tient ses engagements », reconnaît David Ros.

 

Du bio et des tablettes dans les collèges. Le déploiement des tablettes auprès des collégiens se terminera en juin. « On est le premier département à le faire », assure François Durovray. « Un chantier démarré sous l’ancienne majorité, tient à rappeler David Ros, même s’il y a eu un coup d’accélérateur. » Le bio se développe également dans les cantines et concerne désormais 16 000 demi-pensionnaires sur 45 000.

Handicap : des dossiers traités plus vite. François Durovray vante également la réduction du délai de traitement des dossiers à la Maison départementale des personnes handicapées de 1 an à 6 mois. « Il y a eu un gros effort de productivité de la part du personnel, note Alexandre Touzet, vice-président aux ressources humaines. Nous avons investi plusieurs millions pour informatiser, gagner du temps. Quand nous sommes arrivés, il n’y avait même pas Outlook. »

Incitation au covoiturage. Autre motif de satisfaction, le développement de l’écomobilité. Notamment grâce à la société Karos, associée pour la première fois à un département pour développer à grande échelle la pratique du covoiturage, qui met avec son application en lien les covoitureurs et les covoiturés. « Nous sommes le premier département francilien pour le covoiturage, assure François Durovray. Nous sommes passés de 2 000 Essonniens qui ont essayé à 10 000, et la région va reprendre notre dispositif. »

Pas de baisse d’impôt en vue. Pour David Ros, la priorité est désormais « de rendre l’argent aux Essonniens ». « En ayant une volonté de présenter rapidement des comptes en bonne santé, le département fait une erreur stratégique. Quand l’Etat va chercher des sous, il va se tourner vers les collectivités riches et n’aura pas d’état d’âme, craint le maire d’Orsay. Ça va être belote et rebelote ! » Car pour l’heure, François Durovray ne souhaite pas s’engager, même s’il ne l’exclut pas, sur une baisse d’impôt. « L’Etat prépare un big bang fiscal et on ne sait pas où on va », argue le président du conseil départemental.

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